Ponge Le Pain Explication Essay

Année scolaire 2015-2016 – Collège Jules Vallès de Saint Leu d'Esserent

Niveau cinquième – séquence 3 : la poésie ou les sens de la vie

Séance 4

Support : Francis Ponge, « Le Pain », Le Parti-pris des choses, 1942.

Objectifs :

  • découvrir un poème en prose
  • comprendre le rôle des métaphores, comparaisons et allitérations
  • comprendre la portée philosophique du poème
  • maîtriser la méthode de la synthèse

 

Bilan élaboré à partir des synthèses de Solène, Colin, Kémys, Emmy et Lucie

 

            Ce texte est un poème en prose, c'est-à-dire que le poème n'a pas de vers ni de strophe. L'auteur compare la surface du pain à des montagnes : « comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes ». Le poète fait des accumulations pour décrire la croûte et la mie du pain. Francis Ponge développe l'idée selon laquelle le pain est une planète. Cette planète est même magique ou divine : « merveilleuse ».  C'est une métaphore filée car elle se propage dans tout le texte. Elle donne une vision inattendue, cosmique et presque géographique ou scientifique du pain. Le poète ne compare pas que le pain. Le four entre également dans ce jeu de comparaisons avec le cosmos. Dans le poème, le four est le soleil du pain : « four stellaire », « lumière ». Le poète a mis cette métaphore au début du poème pour souligner le fait que le four cuit et façonne le pain : « éructer », « façonnée », « amorphe ». Il compare également la mie au noyau de la planète, puis à toute une série d'éléments associés par le sens et par les sons : « tissu », « éponge », « feuilles », « fleurs », « sœurs siamoises ». Il exprime la pensée que la mie est moelleuse, comme une éponge, un peu comme de la mousse.

De plus, Francis Ponge décrit la mie grâce à des allitérations en [m] : « nomme la mie », puis en [s] : « sœurs siamoises », « soudées », et enfin en [f] : « feuilles », « fleurs », « fois ». Ces jeux sonores permettent d'insister sur la froideur et la mollesse ou la douceur de la mie. L'assonance en [ou] apparaît : « soudées », « coudes », « ou ». Toutes les allitérations font comprendre que la mie est moelleuse et compacte à la fois. Puis, le poète évoque le pain qui durcit, qui « rassit ». On peut souligner une allitération en [r] pour évoquer la dureté et pour imaginer les miettes qui tombent quand on frotte le pain sec : « rétrécissent », « alors », « autres », « friable ». Les points de suspension reflètent l'image des miettes qui se détachent du pain.

            Au terme de ce parcours, le poète insiste sur l'idée selon laquelle le pain est un objet précieux, non pas parce qu'il est sacré, comme le pensent les chrétiens (pour ces derniers le pain est le corps du Christ à la messe), mais parce qu'il est une source de plaisir tactile et gustatif : « car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. » Le pain est un monde, une planète qui nous invite à célébrer la vie sur Terre en le dégustant.

Bonjour à tous, j'ai le poème Le Pain de francis Ponge à préparer pour mon épreuve oral, j'ai dans mon cours quelques notions sur ce texte mais je tente de réaliser une analyse complète répondant à une problématique qui pourrait m'être posée dessus, j'aimerai avoir votre avis sur mon plan et ma conclusion :

Sachant que mon groupement sur la poésie tourne autour de la problématique "les "choses" peuvent-elles être poétique ?" j'ai décidé de réaliser un plan autour de la question suivante :

En quoi la description se fait-elle poétique ?

J'ai cherché la définition de "poétique" pour réaliser mon plan, car je ne voyais pas bien la signification de "chose poétique" mais peut être que je suis passé à coté d'une notion importante non-indiquée par mon cher ami le dico et que vous pourriez m'aider ...

Définition de poétique : Qui émeut par la beauté, le charme ou qui est relatif à la technique, l’art de la poésie. Donc qui est en relation avec la théorie générale de la poésie, de la création littéraire.

C’est pourquoi il semblerait judicieux pour répondre à cela de voir dans un premier temps
I – Que Francis Ponge tente de créer une émotion chez le lecteur en évoquant la structure extérieure et intérieure du pain
II – Pour ensuite voir comment il réussit à mettre en relation pain et création poétique

I – Description du pain et réflexion subordonnée
1)    Métaphore du monde
2)    Poème argumentatif
3)    Désacralisation du pain

II – Allégorie de la création poétique
1)    L’allégorie
2)    La désacralisation de la poésie


En conclusion : Ce poème prosaïque, descriptif avec une pointe d’argumentatif, est poétique dans le sens où il fait naître chez le lecteur une certaine émotion autour de la beauté relative de cet objet trivial qui ressemble à la terre, ainsi qu’une certaine réflexion sur son rôle religieux. Mais surtout, ce poème peut être caractérisé de poétique par le fait que Francis Ponge ici réalise avec beaucoup de talent une allégorie du travail poétique, qu’il désacralise en même temps qu’il désacralise le pain.

Pour réaliser ce plan je me suis aidé d'une analyse que j'ai trouvé sur internet qui me semblait pas mal du tout et qui pourrait sûrement être utile à d'autres qui passeraient sur ce topic  SOURCE

Mon plan vous parait-il répondre à ma problématique :s ? Et est-il pertinent ?
Merci d'avance pour votre aide !

Way

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